Vivre nos vies à Metz...
Hier samedi déjà je les ai vu, les employés de la ville de Metz, se battre contre la présence de la neige dans les rues du centre ville en pleine après midi, travail rendu compliqué par l’affluence du dernier samedi avant Noël. La neige à coup de pelle était réunie en tas, puis enlevée à la force de leurs seuls bras pour être jetée dans les camions de la Ville.
Cette nuit c’est un véritable blizzard qui s’est chargé de redéposer une épaisse couche de neige sur les rues dégagées. Nous étions dehors vers minuit, juste le temps d’être au bout d’un quart d’heure aussi blancs que deux bonhommes de neige… Nous pouvons témoigner qu’alors, était déjà à recommencer…
Lorsque j’ai rencontré ces combattants de la neige ce dimanche matin, il était 8h30. Eux étaient sous la neige depuis 2h30 de la nuit pour recommencer et faire un maximum pour dégager nos rues les plus commerçantes avant que ne débarquent les milliers de visiteurs, ceux attendus cet après-midi. Nous sommes en effet, le dernier dimanche pendant lequel les commerces seront ouverts !
Je ne cesse d’entendre des personnes affirmer que la Ville de Metz est elle aussi en dessous de tout en ce qui concerne le déblaiement de la neige, que c’est scandaleux, que c’est une honte, que c’est lamentable et inexcusable car rien n’est fait alors que c’est très dangereux !
Je m’insurge contre ces affirmations et j’accompagne le travail considérable de ces équipes de nuit et de jour de mes félicitations et de mes remerciements car sans lui nous serions dans un centre ville paralysé par la neige !
Pour avoir discuté avec ceux rencontrés ce matin, tous expriment de l’amertume. Celle de savoir que malgré leur dévouement, tant qu’un flocon traine en ville, leur travail harassant n’est pas reconnu !
Je leur dédie ces photos Elles témoignent de leur combat contre la neige, alors qu’elle tombe là encore en gros flocons bien lourds. Cela devrait continuer une grande partie de cette journée et j’imagine que cette nuit, ces hommes seront à nouveaux en train de tenter de minimiser les conséquences de ces chutes en cours, pendant que bien au chaud, nous dormirons…