Bien des arbres dans nos forêts sombres sont souvent dragons
Dans nos villes ils ne sont jamais que ce qu'ils nous montreront
Je vous l’affirme pourtant ils sont aussi dans nos parcs démons
Par cette preuve la certitude qu’ils sons inoffensifs ils anéantiront
Au corps d’un arbre vigoureux en ville parmi d’autres congénères
Un nœud d’écorce cache un démon dans le secret de sa présence
Pouvoir de l’imagination qui fait alors un travail parfois éphémère
Des dragons sans nous le dire vivent là une vie en résidence
Ignorants nous sommes que nos arbres possèdent une âme
Les hommes préfèrent ignorer que la nature elle a ses secrets
Souvent par eux les arbres sont tués à coups de hache ou de lame
Je les mets en garde contre la colère de ces démons discrets
Un dragon vient d’être encore délogé par un chantier en ville
Ulcéré il s’affuble d’un masque hideux pour espérer le respect
Son esprit commence un voyage vers d’autres hommes moins vils
Son choix arrêté sur une contrée
d’Asie autorise ce terrible aspect
Cette fable urbaine est née d’une photo
que j’ai prise au début d'un énorme chantier avant qu’un arbre exceptionnel parmi d'autres soit abattu. Leur disparition doit permettre, sous nos fenêtres, la construction d’un parking aérien.
C'est à partir de la deuxième photo que j’ai imaginé de toute pièce l’esprit de ce dragon obligé de fuir Metz, la Moselle et la Lorraine pour aller se réfugier, je le lui souhaite, au cœur d’un
autre arbre dans cette lointaine Asie. Je ne peux m’empêcher d’être triste et même en colère lorsqu’un seul arbre est mis à terre…